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Au commencement: le master européen

Alors voilà, tout doit bien commencer quelque part. Je zappe ici l’article « moi-je moi-je », il est déjà disponible dans la rubrique « à propos » !
Au commencement, il y a donc les études, et ici le master européen. Généralement, quand on part en Europe, on part avec le Programme Erasmus. C’est connu, c’est utile, c’est bien, c’est beau (et bien vendu)… Alors que le master européen… Le master européen est à la mobilité européenne ce que les Pays de la Loire sont au tourisme français: une partie peu connue, pourtant pleine de ressources. Trêves de comparaisons, on entre dans le vif du sujet !
Le master européen, c’est d’abord un diplôme inscrit dans le cursus LMD (Licence, Master, Doctorat), sanctionné par l’obtention de « crédits européens » (les fameux « ECTS« ). Il peut se dérouler en deux années (un vrai cursus master) ou plus rarement en une (équivaut à un Master 1 si on y accède après la Licence, ou à un master 2 si on y accède après le master 1 – logique, vous me suivez ?). Le master que je vais suivre cette année se déroule par exemple en une année, j’ai déjà un master 1, ce sera donc mon master 2. 

Mais quand on parle de master européen, cela désigne quelque chose de plus précis (puisque « adjectivement » parlant, tout master fait en Europe est « européen »). Ce sont des masters dans lesquels diverses universités d’Europe se réunissent afin de dispenser une formation, elles envoient des étudiants, en accueillent d’autres… C’est un consortium (voilà quelque chose qui vous servira pour vos après midi devant questions pour un Champion !). Il y a aussi une histoire de chapeautage par l’Union européenne, mais j’avoue je n’ai rien trouvé à ce sujet… 
La division en semestres permet la mobilité: Un semestre « commun » et un semestre « mobile » ou le groupe se sépare dans les université partenaires. Généralement, le master commence en septembre pour un semestre de 5 mois, puis après l’acceptation des « vœux », c’est le départ. Ce qui permet donc de bouger dans l’année. Exemple: mon semestre commun se déroule à Venise, avec les 90 étudiants de ma promo (tous les non vénitiens sont donc déjà dans le voyage), et mon second (sous réserve de réussite aux examens) dans une des 41 universités partenaires (rendez-vous en décembre pour les résultats de l’admission officielle !).
Apparemment pour tout le monde. Sérieux. Ces formations sont souvent ouvertes au monde entier, leur but étant de promouvoir l’échange, et l’interdisciplinarité.  Le but est donc d’avoir des personnes différentes, d’univers différents… Et, de ce que j’ai vu, le principe existe dans de nombreuses disciplines (économie, droit, ressources humaines, études d’ingénieur…). 

Attention toutefois: l’anglais est une base de travail primordiale, car c’est la langue de travail principale de nombreux masters (eh oui, l’échange c’est bien, y participer c’est mieux!). Le TOEFL ou IELTS sont donc souvent demandés (j’ai personnellement opté pour le TOEFL). On peut aussi regarder le niveau exigé par les universités anglophone sur ces diplômes, généralement l’admission se fait au minimum entre 90 et 100 (sur 120). Mais rien n’est perdu, avec un semestre de pratique de la langue de Shakespeare, le score est sensé augmenter, et la pratique de la langue joue dans l’admission (on peut aussi demander des universités non anglophones, qui ne demandent pas forcément de score précis). 
Cher. En tout cas plus cher qu’un master en France, dans une université française. Le prix du master est calculé suivant la moyenne des frais de scolarité des écoles partenaires OU la moyenne des frais de scolarité en Europe. Alors forcément, quand un master français environne les 400€ pour l’année, le master européen tourne pour autour des 4000€ (en moyenne). 

A cela il faut ajouter: le logement, la nourriture, les voyages, les trajets obligatoires pour changer d’université (à la fin du premier semestre donc). Et il faut évidemment compter sur UNE ABSENCE DE BOURSE. Oui parce que toutes les bourses « Erasmus » ne sont que pour le programme Erasmus. Donc on oublie. Pour les autres aides il faut souvent être boursier (et déjà suivant les départements, on peut l’être à divers échelons), il faut aller pleurer de service administratif en service administratif, parce que non personne ne connait le master européen. Il faut aussi être dans un département qui dispose d’une aide à la mobilité internationale, ouverte aux étudiants qui ne sont pas inscrits dans un établissement supérieur français. Parce que finalement le principal problème est là, Erasmus, les échanges, les conventions… sont souvent bien expliquées par les services « relations internationales » des universités, et un de leur argument reste le fait que vous restez inscrit dans l’établissement qui a conclu l’accord. Ex: pour le partenariat entre l’Université Montpellier I et Ottawa, si vous partez à Ottawa, vous paierez les frais de scolarité de… Montpellier (et aurez donc le diplôme de Montpellier, parce que l’international c’est bien, mais faut pas pousser mémé dans les orties). Alors que dans un master européen, votre inscription de base, elle ne se fait pas dans une université française. Et comme vous passez moins d’un an dans le pays de destination (puisque cela bouge au second semestre), vous ne disposez pas des aides du pays (voire vous n’êtes pas étudiant chez eux non plus). 
Il faut bien se dire que si des universités européennes, qui s’auto définissent souvent comme « prestigieuses » (et j’ai bien envie de les croire), se regroupent pour dispenser une formation, les étudiants qui en sortent sont forcément bien vus (au moins par elles). Il y existe souvent des réseaux d’anciens étudiants. Finalement, cela ressemble un peu au système des écoles de commerce (juste au système hein, du genre « on te vends un réseau de professionnels de fous furieux, viens chez nous les rencontrer, et en plus on te trouvera des supers stages »). 

Alors finalement, le seul obstacle à cette évaluation, c’est peut être le manque de transparence de certains masters sur l’évolution de la carrière de leurs étudiants. Aucune obligation en la matière, chaque école publie ce qu’elle veut. Alors le mieux reste encore d’en parler à ses professeurs, de voir s’ils connaissent la formation, d’anciens étudiants, et de voir s’il peut nous la recommander. Et comme partout on ne peut pas s’en remettre uniquement à la formation pour trouver un emploi, se bouger les fesses ça compte aussi. 

Voilà donc un premier article un peu long, mais nécessaire (il y a très peu d’informations sur les masters européens sur le net, hormis ceci sur wikipédia – c’est pour dire). Tout n’est pas issu de source sure, mais des recherches que j’ai du faire. 

Bientôt on rentre dans le vif du sujet, en parlant des recherches de logement, de la sécurité sociale, ou encore de la VALISE. 

Xx

P.S: voici un lien qui peut aider pour la recherche de formation
P.P.S: Le lien de mon master, pour ceux que ça intéresse (certains étudiants en droit donc). 
P.P.P.S: Pour la « brush » nuage, c’est ici
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