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La liste des 8 choses qui m’ont le plus manqué lors de mon expatriation au Cambodge, et celles qui me manquent le plus aujourd’hui



Un titre plus long, c’est possible ?

Bonjour à tous !

Cela fait plus d’un an maintenant que je suis revenue du Cambodge. Depuis j’ai trouvé un travail en France, temporaire, et je suis de nouveau en recherche d’emploi. Du coup, j’ai un peu de temps pour me poser (et changer de vie, mais on en parle dans un prochain article, je reprends du service!).

Je me rends compte aujourd’hui que j’ai très envie de retourner au Cambodge, et que beaucoup de choses me manquent. Avec le recul, je vois aussi ce qui me manquait quand j’habitais à Siem Reap. Donc avec pour seule envie l’envie de partager, c’est parti !

 Les 8 choses qui m’ont le plus manqué au Cambodge 

1. L’EAU DU ROBINET


Boire de l’eau, c’est la vie (captain obvious). Alors quand l’eau du robinet n’est pas potable, généralement on achète de l’eau en bouteille. Et quand on veut faire des économies de plastique, on achète des bonbonnes de 20L. Sauf que les 20L, faut les transporter (sur le porte bagage du vélo), et quand c’est vide il faut aller en racheter. En espérant qu’il n’y ait pas de rupture de stock. Ou que la pharmacie ne soit pas fermée. Et surtout, ne pas oublier. 
Ce qui a pu donner lieu à plusieurs retours de soirées arrosées, par 40 degrés, arrivant à la maison sans une goutte d’eau à boire. STRESS. Alors oui il y a les pastilles, mais il faut attendre deux heures. Et oui on peut la faire bouillir, mais il faut attendre que l’eau refroidisse (et par 40 degré, ça prend pas mal de temps). 
Bref, la première chose que j’ai fait en arrivant à Paris, dans l’aéroport, avant même de récupérer ma valise, a été de courir dans les toilettes et de boire l’eau du robinet. J’en pleurais presque. Alors certes, on ne gaspille pas, mais quand même, l’eau au robinet, c’est du luxe.

2. Ma famille, mes amis

Forcément. Surtout qu’à part avec ma mère, je ne suis pas du genre à « skyper » ou à raconter ma vie sur messenger.
Alors au retour, c’est les grandes retrouvailles, les soirées, les larmes parfois. Il faut toutefois observer une chose: après une année, ou plus, à l’étranger (pratiquement deux ans pour moi, parfois sans revoir sur ces deux années des amis très proches), on change, et les autres aussi. On ne retrouve pas les gens comme on les laisse, et ce n’est pas toujours facile à vivre…

3. Dormir avec une couette

Quel plaisir en rentrant que de se glisser dans les draps et sous la couette (en septembre sous 25 degrés, sisi). Chose basique et bête, mais dormir en ayant « froid » m’avait manqué. Sous la chaleur du Cambodge on dort plus souvent avec un draps et un ventilateur. Et il fait encore chaud. (Bon ceci dit, passé 4 mois je dormais avec mon duvet plutôt que le drap, car je m’étais habituée à la chaleur, mais on était loin de la sensation confortable d’une couette dans laquelle on s’enroule :3 ). 
Bon après, il y a quand même des avantages à avoir chaud (dans une ville à touriste)…

#Pépouze

4. Le cinéma, les sorties 

Pas que j’aille particulièrement souvent au cinéma, mais cela reste quelque chose que j’apprécie beaucoup, surtout quand un film m’attire particulièrement (le cinéma est de plus en plus cher… et je ne peux malheureusement plus profiter des tarifs étudiants, ou moins de 25 ans maintenant).
Alors on s’organise des projections, on regarde sur internet (légalement bien sur…). Forcément quand un cinéma a ouvert à Siem Reap c’était la folie (pas très très longtemps avant de rentrer puisqu’il a ouvert en juin, et que je suis rentrée en Septembre) !! Il fallait juste se faire à la salle climatisée (un peu comme tous les bus et endroits fermés d’Asie du Sud Est, il fait 40 degrés dehors et 10 degrés dedans), mais vraiment c’était cool.

Les sorties en général manquent aussi. Finalement, on fait assez vite le tour des sorties possibles sur la ville. Et même si je viens sud, et que j’aime bien l’apéro, à la longue, on aimerait parfois faire des choses qui sortent un peu de l’ordinaire… (Mais finalement, vivre à Frontignan, où je suis actuellement, c’est pire, donc on se fait à tout!).

5. Le train

Oui il y a des trucs tellement bêtes que l’on y pense pas. Je suis une grande habituée des transports en commun (#écologie #économie #jenaipasdevoiture) et je prends assez souvent le train. J’aime beaucoup regarder les paysages par la fenêtre, observer les gens (plus ou moins discrètement d’ailleurs), dormir (beaucoup), attendre sur les quais… Je sais pas pourquoi mais j’aime bien ces moments. Puis le train ça annonce un voyage ou un weekend, ou un rendez-vous professionnel, dans tous les cas quelque chose qui sort un peu de l’ordinaire.

Au Cambodge il n’y a pas de train. Pas de gare. Il y a des bus, et prendre le bus est une réelle aventure, et des avions (et là c’est plus habituel). Et c’est différent. On prend moins de temps pour se poser, pour observer… Et les trajets sur route sont beaucoup moins calmes !!

Je ne rate pas l’occasion de vous montrer le train touristique du Cambodge: le Bamboo train (au cas où vous n’auriez pas compris qu’il y a des bambous partout et que le bambou c’est la vie!):

(Oui c’est simplement un cadre en bois, recouvert de bambous sur rails). 

6. Les spécialités régionales et la bière

Pas que j’en consomme énormément, mais je suis une grande amatrice de bière. Boire une Chouffe à mon retour fut… magique ! (Et ma tête a tourné, puisque la Angkor Beer, c’est un peu de l’eau). Et je ne vous parle même pas de la Kastel Red ! Toutefois, la 1664 blanche brassée à Sihanoukville est très très bonne (et elle m’est apparue bien meilleure au Cambodge qu’en France). 
Concernant les spécialités régionales, ce fut un réel plaisir de voir que ma mère avait réussi à conserver dans sa valise une tielle lors de sa venue, et ce juste magique de la manger au Cambodge. Pour information, la tielle c’est une tourte au poulpe, seiche, …. légèrement piquante qui vient de chez moi. Avec un petit verre de vin blanc, à faire goûter à ma coloc’ australienne, amatrice de vin. 
Au final, c’est un peu la maison qui nous manque… 

7. L’absence de bestioles

En grande arachnophobe, c’est toujours une épreuve pour moi de me retrouver avec des araignées dans ma chambre. Dans ma salle de classe. Ou dans ma salle de bain. Je n’en ai pas eu beaucoup au Cambodge (bien moins qu’aux Philippines), mais elle ont réellement rivalisé en taille avec tout ce que j’avais vu avant. En panique, j’ai malheureusement adopté une technique de survie pas forcément très saine (je fais appel à mes amis insecticides, et j’appelle ma mère).
Outre les araignées, on trouve aussi toute sorte de choses volants, rampantes (coucou les cafards – qui me suivent depuis la Roumanie apparemment). Au début, on ne les voit pas. Puis quand on en aperçoit une, impossible de plus les voir. Pas de quoi gâcher un voyage (clairement, nos « standards » changent par rapport à notre pays d’origine), mais quand même quelques nuits.

Pour conjurer le sort, j’ai mangé une tarentule ! (Et des larves, des guêpes, des criquets, des fourmis…):

8. Les chaussures à talons, les cheveux longs et soyeux et les habits blancs

Plus largement, c’est l’idée de la tenue complète. Bien sur, j’ai eu quelques soirées où j’ai pu sortir une jolie robe, et je n’ai pas passé mon année en sarouel, mais la chaleur, l’humidité, et la poussière, font que l’on a pas toujours envie de faire de grands efforts (boite de nuit: jean / tshirt, simplement). La moitié de l’année il faut trop chaud pour s’habiller, et le reste de l’année il pleut.  
Finalement, l’idée d’être « propre et frais » manque beaucoup. Il faut chaud TOUT LE TEMPS. Même sous l’eau froide dans ta douche, il y a de la buée (pour de vrai). Dans cette situation, difficile parfois de se trouver « jolie », l’estime de soi peut en prendre un petit coup. 
Pour l’anecdote, les coiffeurs Khmer n’ont pas voulu me couper les cheveux, car ils étaient longs, frisés et blonds (très différents donc des cheveux asiatiques). Maintenant ils sont châtains foncés et à peine ondulés, j’aurais plus de chance ! ^^
Tout ce qui « manque » fait partie des choses qui rendent le retour assez épiques: on rentre pour manger plein de raclettes, dormir sous la couette après avoir bu quelques bières avec ses potes…(en réalité, on enchaîne aussi beaucoup les rendez-vous médicaux, qu’on ne peut avoir sur place !! Une dernière chose qui manque, et qui crée une réelle angoisse parfois: les hôpitaux et les soins spécialisés; avec des accidents de la route très courants, on y pense forcément…). 

 Les 8 choses qui me manquent maintenant que je suis revenue 

1. La langue

Alors là, c’est très bête, pourtant, si vous vous aventurez près de la maison de mes parents, vous pourrez entendre certains classiques khmers par la fenêtre. Outre les souvenirs mémorables de soirées/fêtes, entendre la langue khmère me manque.

Je m’en doutais bien, j’ai eu la même sensation en rentrant de Roumanie. Et puis on oublie peu à peu… J’ai presque pleuré à mon dernier « Orkun » (merci) à l’aéroport !

Pour la peine, un grand classique: Chnam Oun Dop Pram Moy, où « J’ai 16 ans ».

2. Les gens

Forcément, notre famille nous manque quand on part. Mais les gens qui sont devenus comme une famille sur place nous manquent au retour. En plus, je ne suis toujours pas à l’aise avec la communication « Facebook » et j’ai du mal à demander/donner des nouvelles, même si j’aimerais bien en avoir. Par chance, il y a beaucoup de photos sur mon fil d’actu pour me tenir à jour, et revoir ces visages qui me manquent. Alors c’est évidemment avec les cambodgiens que c’est le plus difficile. Mais tous les expatriés que l’on rencontre et avec qui on vit pendant toute une année nous manquent aussi (il est juste beaucoup plus facile de les revoir!). C’est un gros vide au retour. Qui ne sera jamais vraiment comblé. (Et dites vous qu’à chaque voyage, à chaque retour, c’est la même chose).

3. L’ambiance générale

Il faut reconnaître qu’il y avait une certaine ambiance au Cambodge.

C’est difficile de revenir en France où la pause n’est que peu autorisée, où tout doit aller vite, et s’enchaîner. Même dans le sud. Il y a en Asie une certaine façon d’envisager la vie qui permet de prendre plus de recul, de prendre le temps et de mieux relativiser. C’est une grande leçon à se rappeler dans les moments difficiles (genre, quand on cherche un travail depuis 6 mois).

4. Les gâteaux du Coffee Shop

L’association où je travaillais (l’Ecole du Bayon) possède un Coffee Shop à Siem Reap. Les meilleures tartes au citron DE MA VIE. C’est simple, j’y prenais le petit déjeuner tous les jours. J’étais tellement accro, j’y passais même mes dimanches. En plus, on y croise toujours les élèves. Ce Coffee Shop c’est mon repère. J’aimais passer du temps à boire une caramel latte, en goûtant tous les gâteaux fabriqués par les filles, en discutant avec les autres personnes de l’association. Un lieu à aller voir. Vraiment.

5. Les plats locaux et moins locaux

Un chicken Satay. Un amok. Et un loklak. ASAP ! (J’ai essayé de les refaire chez moi: ECHEC).
Et pour les petites habitudes: une soupe, une ceasar salad, un chicken caesar wrap, un homemade ice tea, un caramel latte, une fruit salad, with yoghurt, with honey, un fried rice, une pina colada et un pinnapple rhum cocktail. Merci.

6. Mon vélo

Mon moyen de transport de tous les jours. Avec ses roues crevées à réparer toutes les semaines, ce qui me donnait l’occasion de dire la phrase la plus compliquée que je connaissais en Khmer. Certains vous parlerons de leur moto, mais moi la moto… pour la faire courte, j’ai eu du mal.

7. Les fruits

Mangues, Ananas… Les médecins vous diront de ne pas manger les fruits en Asie, de vérifier qu’ils soient bien lavés… Mais franchement, si vous vous privez des fruits, vous ratez clairement une chose exceptionnelle ! Du goût, juteux, en salade ou seuls, les fruits c’est le paradis (rien que ça). Alors certes on fait toujours un peu attention à ce qu’on mange et où quand on voyage, mais ne vous privez pas de fruits. 
N’évitez pas non plus les « bouis-bouis » sur la route. Avec les chaises en plastique rouges autour des grandes tables communes. Finalement, ce sera peut-être (surement) là que vous mangerez les meilleures spécialités.

8. La découverte

Finalement, c’est l’ambiance générale qui me manque. Celle de toujours apprendre et toujours découvrir. Même si je pars du principe que l’on apprend toujours et que chaque jour apporte son lot de découverte où que l’on soit, il faut reconnaître qu’au Cambodge j’étais en apprentissage permanent. Que ce soit au niveau de la culture, de la langue, des autres ou de moi-même. Et ça me manque terriblement.

Parmi mes meilleurs souvenirs, il y a le nouvel an khmer, que j’ai passé avec deux autres volontaires à faire un tour du Cambodge. Nous avons fait du canoë sur une forêt flottante du Mékong, dormi dans des villages, et fêté la nouvelle année dans une Pagode dans un village. Des gens qui ne nous connaissaient pas nous ont accueillies, chez eux. Ils nous ont fait à manger, nous ont invité à danser, et ont fait la fête avec nous. Ils ont partagé une partie de leur vie avec nous.

Après je ne vais pas mentir, j’ai bien profité de toutes les choses faites pour les touristes, des prix bas aux piscines, en passant par les pubs, bars, soirées et autres sorties en tout genre. J’ai pu profiter de beaux hôtels pendant mes voyages, et même parfois avec la clim’ (c’était la folie). Mais aujourd’hui, avec le recul, je me dis que j’aimerais bien repartir de façon plus « intégrée », plus proche des gens, dans des petites villes. A voir si cela devient possible.

C’est tout un pays qui m’a accueilli pendant un an. Et c’est un très beau pays que je vous conseille d’aller visiter !

Bénédiction « petite eaux » à la Pagode de l’école. Sept. 2014.

Mais surtout une chose qui ne me manque absolument pas, et que je suis extrêmement ravie d’avoir quittée (mais qui ne m’empêchera pas de repartir): 
Notez ma progression fulgurante sous Illustrator ! Voilà ! Ce sera tout (mais c’est déjà pas mal) pour le moment ! 
Et vous qu’est-ce qui vous manque lors de votre départ ou retour ? 
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